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Tenir les crédits clients sans perdre ni argent ni clients

Le crédit fait vivre la boutique de quartier, et il la tue quand il n'est pas tenu. La différence n'est pas de refuser le crédit, c'est de savoir à tout moment qui doit quoi, depuis quand.

Publié le 7 septembre 2026. Par l'équipe Nafajate.

Le problème : le cahier de crédit qu'on n'ose plus ouvrir

Le client prend, on note, il règle en fin de mois. C'est ainsi que fonctionne la boutique de quartier, et c'est ce qui fait qu'un client revient chez vous plutôt qu'ailleurs. Le problème commence quand le cahier a trente clients, des lignes rayées à moitié, des sommes ajoutées dans la marge, et que plus personne ne peut dire, pour un client donné, ce qu'il doit exactement.

À ce moment-là, vous ne réclamez plus, de peur de vous tromper et de vexer. Le client, lui, se souvient de ce qu'il a payé et oublie ce qu'il a pris. Le crédit devient un cadeau que vous n'avez pas décidé de faire. Quelques milliers de francs par client, trente clients, et la fin de l'année s'écrit avec un manque que la caisse du jour n'a jamais montré.

L'autre danger est le crédit qui grossit sans plafond. Un client qui doit 5 000 F paie. Un client qui doit 60 000 F ne peut plus payer, et cesse de venir pour ne pas avoir à en parler. Vous avez perdu l'argent et le client.

La méthode à la main

Une page par client, jamais une page par jour. Sur cette page, une ligne par opération : la date, ce qui a été pris ou payé, le montant, et le reste dû après cette ligne. Le reste dû est la colonne qui compte : c'est elle qu'on lit quand le client demande « je dois combien ? », et elle doit pouvoir être lue à haute voix devant lui sans hésiter.

Fixez un plafond par client, à voix haute, dès la première fois : « je vous fais crédit jusqu'à 10 000 F ». Au-dessus, on règle d'abord. Le plafond protège le client autant que vous : il n'accumule pas une dette qu'il ne pourra pas rembourser.

Fixez un jour de réclamation. Chaque fin de mois, ou chaque jour de paie du quartier, vous passez la liste et vous parlez à ceux qui dépassent trente jours. Une réclamation régulière et calme, avec la page sous les yeux, n'abîme pas la relation. C'est le silence de six mois suivi d'une grosse somme qui l'abîme.

Notez tout de suite, devant le client. Un crédit noté « ce soir » est un crédit à moitié oublié. Si le vendeur n'a pas le cahier, il ne fait pas crédit.

Ce que Nafajate fait à votre place

Chaque vente à crédit crée une ligne au nom du client, avec la date, le vendeur, les articles et le reste dû. Chaque règlement s'y ajoute. La fiche du client dit à tout moment ce qu'il doit, et depuis quand la ligne la plus ancienne attend. Vous la lisez sur votre téléphone, devant lui ou de chez vous.

La liste des crédits se trie par montant et par ancienneté : les trente jours dépassés en tête. C'est votre liste de réclamation du mois, déjà faite. Le total restant dû, tous clients confondus, apparaît sur le tableau de bord à côté du bénéfice : vous voyez la part de votre résultat qui est encore chez vos clients.

Un plafond peut être posé par client. Quand il est atteint, le vendeur le voit à l'encaissement et sait qu'il faut un règlement d'abord. La décision reste la vôtre, mais elle n'est plus prise dans la précipitation d'un comptoir plein.

Les erreurs fréquentes

Noter le crédit sur le cahier du jour au lieu de la page du client. En fin de mois, il faut relire trente pages pour retrouver un seul client.

Accepter un règlement partiel sans l'écrire tout de suite. Le client s'en souvient, pas le cahier, et la discussion du mois suivant tourne mal pour tout le monde.

Laisser le vendeur faire crédit sans limite ni nom. Un crédit sans nom est une perte avec une date.

Compter les crédits comme du bénéfice. Ils le deviendront quand ils seront payés. En attendant, ce sont des sommes sorties de votre caisse.

Nafajate fait ce calcul à votre place, à chaque vente : les crédits clients. 7 jours d'essai gratuit, sans carte bancaire.

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